Hôpital Souro-Sanon : Quand le bloc opératoire cesse de fonctionner PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 14 Juillet 2011 18:26

C’est le débordement depuis plusieurs jours au niveau de la salle d’attente du bloc opératoire de l’hôpital Souro-Sanon de Bobo-Dioulasso. Les patients en attente d'une intervention chirurgicale, dont le nombre ne cesse de croître, sont dans le désarroi. Faute d’autoclave en effet, le bloc opératoire a cessé de fonctionner depuis plus de deux semaines. Hormis quelques cas d’extrême urgence qui sont  pris en charge. Une situation qui n’est pas sans conséquences, surtout pour des malades souvent obligés de supporter la douleur, faute de soins.


A quand la fin du calvaire pour ces nombreux patients en quête d’une prise en charge effective nécessitant une opération, et qui continuent désespérément d'arpenter les couloirs du bloc opératoire du Centre hospitalier universitaire Souro-Sanon de Bobo-Dioulasso (CHUSS) ? Cette question, ils sont encore nombreux à se la poser, malades comme accompagnateurs qui, depuis plusieurs jours, constatent avec amertume la baisse, voire l’arrêt, des activités au niveau du bloc opératoire.

Les habituelles  programmations de patients pour les différentes interventions n’y sont plus d’actualité. Même que le personnel soignant qui assurait en moyenne huit interventions par jour dans les quatre salles d’opération du bloc commence à s’ennuyer, faute de travail. Le lundi 11 juillet 2011 dernier, cela faisait déjà deux semaines que l’hôpital Souro-Sanon est dans la léthargie. Le bloc opératoire  constitue, en effet, le centre névralgique de cette plus grande formation sanitaire couvrant toute la zone ouest de notre pays. Malade, le CHUSS l’est vraiment puisque dans l’incapacité de satisfaire aux besoins réels de certains usagers.

Et c’est bien le cas de ces patients qui attendent d’être admis depuis plusieurs jours sur la table d’opération.  Faute d’autoclave, le bloc opératoire n’est pratiquement plus opérationnel. «C'est une situation que nous vivons depuis plus de deux semaines et cela est dû au fait  que l’appareil qui stérilise l’ensemble du matériel d’opération est en panne. Il s’agit de l’unique autoclave encore opérationnel dont disposait cet hôpital», s’indigne Sankaré Drissa, aide- opérateur en service au bloc et secrétaire général adjoint du SYNTSHA.

Fatigués d’attendre,  des malades se sont dirigés vers des districts sanitaires, d’autres ont préféré rejoindre Ouagadougou pour écourter leur souffrance pendant que la grande majorité, dépourvue de moyens financiers, continue de scruter l’horizon avec anxiété. Et pour beaucoup d’entre eux, la situation est presque devenue insoutenable. C'est le cas par exemple des malades souffrant de prostate et qui sont obligés de supporter la douleur en attendant des jours meilleurs.

Le moins que l’on puisse dire est que le CHUSS connaît depuis un certain temps de sérieuses difficultés de fonctionnement, avec ces crises à répétition liées dans la plupart des cas à des pannes d’appareil ou tout simplement au manque de matériel, ce qui  entraîne de nombreuses perturbations dans le fonctionnement des différents services. Et c’est toujours les usagers qui en pâtissent, avec souvent des cas de complication chez certains malades.

L’état déliquescent dans lequel se trouve l’hôpital Souro-Sanon est la résultante d'une mal gouvernance, selon Drissa Sankaré, qui précise par ailleurs qu’«on aurait pu éviter la situation que nous vivons aujourd’hui si la direction avait été prévoyante ou si elle avait accepté de nous écouter. Nous avons toujours attiré l’attention de notre administration sur le fait qu’un seul autoclave est actuellement opérationnel et que s’il venait à tomber en panne cela pouvait créer des ennuis. Et c’est ce qui est arrivé. Il suffisait pourtant de réparer les 4 autoclaves qui sont en panne depuis des années et le problème n’allait jamais se poser. Je pense que cet hôpital est confronté à un véritable problème de gestion».

Mardi dernier en fin d’après-midi, nous apprenions que le problème était en passe d’être résolu puisque l’un des autoclaves était sur le point d’être remis en marche après une intervention de techniciens chargés de la maintenance.

Jonas Apollinaire Kaboré

 

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