Santé des travailleurs : L’OST dispose d’un matériel de radiographie numérique PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 03 Septembre 2010 00:39

L’Office de santé des travailleurs (OST) se met au numérique. L’établissement intègre la technologie informatique de pointe pour mieux prendre en charge la santé des travailleurs.


Essentiellement adapté à la radiographie du thorax, le matériel est composé d’une station d’acquisition des images et d’un terminal de traitement et d’interprétation. Selon le docteur Kapouné Karfo, directeur général de l’Office de santé des travailleurs (OST), il s’agit d’un matériel de radiologie numérique acquis pour la visite médicale des travailleurs.

La station d’acquisition, dispositif à partir duquel sont prises les radiographies, est installée dans un car mobile. Le matériel se compose d’un écran, d’une unité centrale, d’un onduleur. Ce mécanisme est relié par un système de câblage à un terminal de traitement et d’interprétation installé dans le service de radiologie de l’OST.

Accroître les performances de l’OST

Ce terminal est équipé d’un écran, d’une unité centrale, d’une imprimante. C’est à ce niveau que sont stockées, traitées, interprétées et imprimées les images radio sur du papier photo. L’un des avantages de cette technologie, c’est qu’elle permet de modifier le contraste de l’image à souhait, selon les besoins du spécialiste, explique Bernard Zongo, major du service de radiologie. En plus, il offre une capacité améliorée de stockage et d’archivage.

Le matériel vient accroître les performances de l’OST, en matière de gestion de la santé des travailleurs et de prévention des risques de travail. Et Dr Karfo d’énumérer les énormes avantages qui accompagnent une telle acquisition : « Par définition, c’est une technique qui, comparée à l’analogique, émet moins de radioactivité.

On peut faire quarante clichés par heure. Donc théoriquement, nous pouvons radiographier quarante personnes en une heure, soit environ 200 à 300 personnes par jour. L’autre avantage c’est qu’on n’a plus besoin de films (clichés) plastiques, la possibilité étant offerte de stocker l’image sur un écran d’ordinateur, de la traiter et de faire l’interprétation. ».

Sublimes commodités, le patient qui le souhaite peut prendre l’image sur une clé USB. Sans compter le gain de temps (pour une entreprise qui a un personnel de 300 travailleurs, nous pouvons les prendre en deux ou trois jours au lieu d’une semaine), la réduction des dépenses en films, la possibilité d’envoyer l’image par Internet à un radiologiste hors de l’OST ou hors du Burkina via Internet dans certains cas.

De plus, la mobilité du matériel permet de rejoindre les travailleurs sur leurs lieux de travail (dans les mines, les entreprises, dans les industries). « Nous pouvons facilement avoir accès à ces travailleurs sans qu’ils aient besoin de se déplacer pour nous rejoindre », appuie le premier responsable de l’Office de santé des travailleurs.

Au regard les difficultés rencontrées depuis un certain temps avec le matériel de radiographie analogique, c’est un véritable ouf de soulagement que vont pousser les usagers de l’OST. Ils pourront choisir, pour leurs radiographies pulmonaires, ils pourront s’offrir le luxe du numérique, avec des compétences adaptées au nouveau matériel (les techniciens ont déjà eu deux jours de formation), et la possibilité d’emporter leurs résultats sur le champ.

La question de la maintenance a, elle aussi, été prise en compte. « Nous nous sommes attachés les services d’un ingénieur informaticien, sur place, qui va assurer la maintenance après le départ des techniciens hollandais venus installer le matériel », assure Dr Karfo.

S’il y a un aspect qui soulage le patron de l’OST, c’est bien la question maintenance. Avec le matériel analogique, explique-t-il, dès qu’il y avait une panne, il fallait appeler Abidjan pour espérer un dépannage. « Et quand nous appelons le technicien, il exige qu’on le paie à l’avance, procédé qui ne marche pas dans notre administration. Le système de décaissement ne nous facilite pas du tout la tâche. »

La preuve en est que l’ancien équipement de radiographie attend encore de pouvoir se remettre d’une panne. Il s’agit de la défectuosité de deux pièces qui permettaient à l’appareil de pivoter dans tous les sens pour faire des clichés de certaines parties du corps. Du coup ses fonctions limitées ne permettent plus que des prestations réduites à la radio simple, à la mammographie, à l’échographie, etc. « Il y a des incidences que nous ne pouvons pas faire. C’est le cas du TOGD (Transit eso-gastroduodénal », indique Dr Karfo. En attendant, on peut se consoler du fait qu’avec l’offre de maintenance locale, le nouveau matériel va poser moins de problèmes.

Hortense ZIDA

Sidwaya

 

 
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