Dépistage du cancer du col de l’utérus : 2 000 femmes examinées, 28 cas détectés PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 02 Août 2010 15:42

Le Collectif femmes et solidarité a mené dans le département de Péni, un projet de dépistage du cancer du col de l’utérus. La restitution du bilan des activités a été faite, le samedi 24 juillet 2010 à Bobo-Dioulasso, en présence des personnes concernées dans cette circonscription administrative.

C’est le Pr Blami Dao, chef du département génécologie et obstétrique du Centre hospitalier universitaire (CHU) Souro Sanou de Bobo-Dioulasso, qui a présenté le Projet de dépistage précoce du cancer du col de l’utérus dans le département de Péni.

 


A souligner que ledit projet a été appuyé par le professeur lui-même jusqu’à son approbation par le comité d’éthique de santé. Le but de l’initiative, a rappelé le Pr Dao, est d’améliorer la santé sexuelle et reproductive des femmes de Péni. Elle constitue une première en milieu rural en matière de dépistage du cancer du col de l’utérus car , selon lui, la plupart des projets du genre sont concentrés dans les grandes villes comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

L’objectif recherché par l’association initiatrice est d’accroître les connaissances des femmes sur le sujet, de déterminer la prévalence des lésions, d’accroître les capacités du personnel soignant en milieu rural pour faire le dépistage, entre autres.

Les activités de dépistage ont eu lieu, non seulement dans le village de Péni et deux autres villages du département, mais aussi dans trois secteurs de la ville de Sya relevant du district sanitaire de l’arrondissement de Dô. Le bilan de ces activités proprement dites a été dressé par Rachida Boly, de l’association Mougnou à qui le volet sensibilisation a été confié. Il ressort de la communication, que 33 causeries ont été initiées avec au moins 50 participants par séance.

Des affiches, des dépliants et des interviews radiodiffusées des responsables du projet sur le cancer du col de l’utérus, les bienfaits du dépistage précoce, ont été réalisés. L’autre aspect, celui portant sur le bilan des activités de dépistage, la formation du personnel et le traitement des cas dépistés, a été présenté par le Docteur Souleymane Ouattara. Une formation théorique et pratique a touché 26 personnes. Elle a porté sur les deux méthodes : frottis cervico-vaginal et visuel.

Le dépistage a concerné 2 277 femmes dont 81 cas déclarés « suspects ». Les tests ont révélé 28 cas confirmés pris en charge par le volet traitement. Le Dr Ouattara a aussi évoqué quelques difficultés liées, notamment à la gestion des affluences de femmes, des consommables, à l’inaccessibilité de certaines femmes en saison pluvieuse. Des femmes figurant parmi les cas suspects ne sont plus revenues malgré la gratuité du traitement.

Globalement, il ressort du bilan qu’une partie des objectifs sont atteints et que le reste le sera peut- être à l’issue de l’analyse des résultats en cours. Les responsables du projet ont, de ce fait, traduit leur reconnaissance au CHU Souro Sanou et à l’ONG luxembourgeoise pour leur contribution à cette réussite.

Les participants à la restitution ont soulevé quelques préoccupations : est-ce que le projet est terminé ou va-t-il se poursuivre ? Quelles précautions prendre pour éviter le cancer du col de l’utérus ? En réponse, le Dr Souleymane Ouattara a précisé que le projet, d’une durée de 12 mois, est bien fini, mais que le dépistage continue dans les formations sanitaires. La seule précaution à prendre pour les femmes, selon lui, est le dépistage car le vaccin existant est très cher et n’est pas encore disponible au Burkina Faso.

Ce vaccin est même destiné aux fillettes n’ayant pas encore d’activité sexuelle. D’autres femmes ont souhaité la reconduction du projet de façon à permettre aux femmes qui n’ont pas encore subi le dépistage de le faire. Elles ont été rassurées par la présidente de l’association Femmes et solidarité, Mme Fatoumata Boly que ce sera chose faite. Elle a précisé que le projet prend fin, mais pas le dépistage qui se poursuivra au CHU Souro Sanou les mardis et jeudis matin.

Par ailleurs, Mme Boly a apprécié positivement le bilan au terme du projet car, soutient-elle, il n’est pas facile de travailler avec des femmes analphabètes qui pensaient que c’est seulement lors d’une grossesse qu’il faut faire dépister le cancer du col de l’utérus. Elle s’est également réjouie du fait que sur plus de 2 000 femmes qui se sont soumises au dépistage, 28 cas seulement aient été détectés.

Mahamadi TIEGNA ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )

Sidwaya

 
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