Centre médical de Po : Une morgue indigne PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 21 Mai 2010 21:31
Morgue du Centre médical de Pô La morgue de Pô ressemble à tout, sauf à une morgue. Il a fallu vivre la mort d’un enseignant du primaire de Ziou, le 13 mai dernier, pour s’en convaincre. Un véritable dépotoir qui ne peut que frustrer. Une vraie honte et pour ce CMA, et pour la province du Nahouri.

Le jeudi 13 mai à 10h 30, jour de l’Ascension, nous avons reçu un appel anonyme, nous invitant à nous rendre à la morgue du Centre médical de Pô avec antenne chirurgicale (CMA), pour constater quelque chose. A notre arrivée sur les lieux, quelle ne fut pas notre surprise de constater avec beaucoup d’autres personnes qui découvraient pour la première fois, la morgue de Pô. Nous y avons trouvé des visages tristes et pleins de rage qui attendaient.

En effet, ils étaient frustrés, et certains n’ont pu retenir leurs larmes, à la vue du corps de leur collègue Désiré Yaméogo, étalé à mème le sol, à la merci des cochons, dans une cabane exiguë, non électrifiée, sans porte, dans laquelle on y trouve de surcroît, une termitière qui, aux dires de certains, daterait de plus de 8 mois. Cette cabane, qui fait office de morgue du plus grand Centre médical de toute la province du Nahouri, le CMA de Pô, est une honte pour cette localité et ses habitants. Et c’est "triste qu’un fonctionnaire soit ainsi traité, comme un pestiféré, moins qu’un animal..." ont regretté les collègues du défunt venus de Ziou, Tiébélé et Pô pour accompagner le jeune serviteur de l’Etat à sa dernière demeure.

En rappel, le défunt, âgé de 32 ans, était précédemment gestionnaire de la circonscription de l’Education de base de Ziou. Il est marié et père de 2 enfants et son épouse est presqu’à terme. Bref c’est au petit matin du jour de l’Ascension, à 3 h du matin, qu’il a rendu l’âme des suites de maladie. Certains parlent d’asthme, d’autres de tétanos. Jusqu’à 11 h, le corps était toujours exposé dans la maisonnette servant de morgue sans suivi particulier. Pour les proches du défunt, il ne fallait pas entreposer son corps dans cet endroit.

Même Mme le haut-commissaire n’a pas manqué de regretter cela, lorsqu’elle s’est rendue sur les lieux. Heureusement qu’il y a eu une grande mobilisation des collègues du regretté pour l’accompagner à sa dernière demeure ainsi que d’autres fonctionnaires et même certaines autorités dont, entre autres, le maire, le préfet de Ziou et le haut-commissaire du Nahouri. Heureusement aussi que la directrice provinciale de l’Enseignement de base de la place a fait son devoir pour la sépulture du regretté avant l’arrivée de son père en provenance de la région de Bobo Dioulasso

Nouffou ZONGA (collaborateur)

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