Journée mondiale contre le Sida: plus de 25000 patients sous traitement au Burkina PDF Imprimer Envoyer
Mercredi, 02 Décembre 2009 07:53
Le ministre de la santé Seydou BoudaKoudougou a abrité le 1er décembre 2009 la cérémonie commémorative de la Journée mondiale de lutte contre le Sida édition 2009. Cette célébration a connu la présence de nombreuses personnalités dont le ministre de la Santé, Seydou Bouda, le Secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida, Joseph André Tiendrébéogo, les représentants des corps diplomatiques, les gouverneurs de régions, les hauts-commissaires des provinces, etc.
Après Kaya en 2008, c’était au tour de Koudougou d’abriter les activités commémoratives de la Journée mondiale de lutte contre le Sida placée cette année sous le thème : “ Accès universel et droit de la personne”. La cérémonie a débuté par une remise d’un message de plaidoyer adressé au président du Faso, suivie d’un défilé des associations et groupements de Koudougou et d’une caravane du CREDO contre la stigmatisation et la discrimination. Le maire de Koudougou, Seydou Zagré, a, dans son mot de bienvenue, confié qu’à l’instar des autres cités du pays, sa commune n’est nullement épargnée par la pandémie du VIH/Sida. Le représentant des personnes vivant avec le VIH a, d’entrée de jeu, salué l’engagement de l’Etat à combattre la maladie dès son apparition. ‘’Nous avons besoin de vous pour que cessent la stigmatisation et la discrimination’’, a-t-il dit.

Le gouverneur de la région du Centre-Ouest, Baworo Seydou Sanou, s’est réjoui du choix de sa région pour abriter la célébration de la JMS. La situation de la pandémie au Centre-Ouest est préoccupante, dira-t-il, car la région a enregistré en 2008 de nouvelles infections soit 134 cas pour les hommes et 188 cas pour les femmes. Cette situation, a soutenu le gouverneur, interpelle tous les acteurs à intensifier la lutte contre le VIH et à œuvrer à inverser la tendance. Le gouverneur a invité le SP/CNLS-IST à accorder une attention particulière à sa région. Pour sa part, le Secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les IST, André Joseph Tiendrébéogo, a déclaré que la commémoration de la JMS à Koudougou marque la boucle du premier cycle de la célébration tournante de la Journée mondiale de lutte contre le Sida dans 12 régions du Burkina. Pour lui, le thème choisi cette année par l’ONUSIDA a pour objectif de renforcer la protection des droits humains et de réaliser un accès pour tous aux services de prévention, de traitement, de soins et d’appui en rapport avec le VIH. Selon le SP/CNLS-IST, diverses actions ont été menées durant l’année écoulée dont la consolidation et l’extension progressive du panier commun Sida, l’extension du Programme de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant aux 63 districts sanitaires et à 60% des formations sanitaires, l’effectivité de la contractualisation entre le ministère de la Santé et les ONG /associations, ce qui contribue à renforcer la réponse du secteur santé au VIH, etc. En dépit des efforts déployés et les résultats obtenus, a-t-il fait savoir, la situation de l’épidémie du VIH et des IST est toujours préoccupante au Burkina.

Outre l’impératif d’offrir à toutes les personnes infectées et affectées par le VIH les services de base, les défis de la prévention demeurent encore importants, a-t-il ajouté. Le SP/CNLS-IST a énuméré quelques difficultés auxquelles il fait face. Il s’agit entre autres, de l’insuffisance dans la coordination des actions entre les acteurs, du retard dans le déblocage des fonds et de la réduction de plus en plus perceptible des appuis à la réponse nationale. Difficultés auxquelles il faut ajouter la fin de certaines initiatives de soutien aux actions de la riposte nationale comme le Projet d’appui à la lutte contre le Sida financé par la BAD, etc. Mais il a dit avoir bon espoir que ces difficultés seront davantage aplanies pour l’achèvement de la mise en œuvre du cadre stratégique de lutte contre le Sida 2006-2010 et l’élaboration sereine du nouveau cadre stratégique 2011-2015 dont le processus participatif a déjà démarré.

La coordinatrice pays Sida, Mme Awa Faye, a, quant à elle, salué la mobilisation des populations du Centre-Ouest, qui, a-t-elle dit, traduit leur engagement à lutter contre le Sida. Pour Mme Faye, on doit mettre l’accent sur la nécessité de renforcer l’engagement à vaincre la pandémie. C’est la première fois, a-t-elle confié, qu’on célèbre la JMS avec plus d’espoir car le taux de séroprévalence a baissé de 17% au niveau mondial et 15% en Afrique. De même, le nombre des services de santé où des soins sont prodigués aux malades de Sida a accru de 50%. Ces résultats sont certes louables mais des efforts restent toujours à faire, car la stigmatisation et la discrimination sont encore présentes, a-t-elle précisé.

Dans son intervention, le ministre de la Santé, Seydou Bouda, a, au nom du président du Faso, soutenu que la célébration de la JMS 2009 à Koudougou, n’est pas un fait du hasard. Les résultats de l’enquête démographique et de santé (EDS) 2003 ont fait ressortir un taux de séroprévalence de 2% dans cette région, taux relativement élevé et qui invite au travail, a-t-il confié. Selon le ministre Bouda, les activités entrant dans la célébration de la JMS à Koudougou devront permettre de renforcer les actions de prévention avec notamment la promotion du dépistage, les conférences thématiques, les grandes campagnes de sensibilisation, etc. Pour que les droits des PVVIH soient une réalité, l’ensemble des citoyens ont un rôle important à jouer, a laissé entendre le ministre Seydou Bouda. ‘’A ce jour, la quasi-totalité des districts offrent des prestations de prise en charge avec un total de plus de 25000 patients sous traitement au 30 septembre 2009.

L’on peut donc dire, sans se tromper, que notre pays est dans une dynamique de “ passage à l’échelle ”. Grâce à l’approche multisectorielle et décentralisée, les acteurs publics et privés sont effectivement impliqués dans la lutte contre le Sida et la société civile n’est pas en reste. Malgré ces résultats significatifs, le Burkina est toujours en situation d’épidémie généralisée au regard des données de l’ONUSIDA, a indiqué le ministre de la Santé. A son avis, redoubler d’efforts surtout quand on sait que les femmes et les jeunes de 15 à 24 ans sont les plus exposés. Au cours de la cérémonie, des distinctions honorifiques ont été décernées à certains acteurs pour leur engagement exemplaire dans la lutte contre la pandémie. La commémoration de la prochaine JMS est prévue le 1er décembre 2010 à Yako, dans le Nord.

Par Dabadi ZOUMBARA

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