L’assurance-maladie, une valorisation du capital humain PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 25 Mai 2009 11:24

Les participants à la conférenceLe ministère de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat (MFPRE) a organisé le mercredi 20 mai à Ouagadougou, une conférence publique. Animée par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Jérôme Bougouma, elle avait pour thème “Service et assurance-maladie”. Cette conférence fait suite à celle organisée à Bobo-Dioulasso sous le thème “Les valeurs cardinales du service public”. A Ouagadougou, c’est le thème “Service public et assurance-maladie” qui a été exposé aux travailleurs du secteur formel et informel.

 Le conférencier, Jérôme Bougouma, avait à ses côtés les ministres Soungala Ouattara de la Fonction publique et de Réforme de l’Etat, ainsi que Justin Koutaba de la Jeunesse et de l’Emploi. Trois principaux points ont été abordés par le conférencier. Il s’agit du service public, de la protection sociale et de l’assurance-maladie.

Pour le conférencier, le service public est une activité considérée comme devant être disponible pour tous. Au Burkina Faso, il est divisé en trois catégories. La première est financée par l’Impôt et assurée par l’administration publique. La deuxième est financée principalement par l’Impôt et/ou par des cotisations ou contributions des usagers. Et la dernière, qui est financée par une activité commerciale, mais qui est considérée comme devant être sous le contrôle de la collectivité.

En ce qui concerne la protection sociale, de l’avis du responsable du département du Travail et de la Sécurité sociale, c’est l’ensemble des programmes mis en œuvre pour pourvoir aux individus et familles, les prestations essentielles à même de les protéger des risques sociaux en vue de leur procurer un niveau de vie décent. Les risques sociaux ou éventualités sont au nombre de neuf branches selon la convention n°102 de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Les Etats qui ratifient la convention ont l’obligation d’en garantir immédiatement trois au moins, selon Jérôme Bougouma.

Le point qui a retenu l’attention des participants a été l’assurance-maladie. A ce niveau, le ministre dira qu’elle constitue un outil pour la couverture du risque de maladie. Elle permet à plusieurs personnes de partager les risques financiers liés aux dépenses des soins. Les ressources des assurés sont mises en commun et servent à couvrir les dépenses des personnes concernées par la survenue d’un risque.

A la question de savoir si l’assurance-maladie constitue un service public au sens matériel du terme, le conférencier dira “oui” ; pour lui, la protection sociale contre le risque maladie constitue un besoin d’intérêt général même si pour le moment, ce besoin n’est que partiellement couvert au Burkina. Ainsi, dans l’optique de renforcer la protection sociale, le gouvernement poursuit le ministre, entend offrir aux travailleurs du secteur public et privé, à leur famille et à l’ensemble de la population, un filet social supplémentaire par la mise en place d’un projet dénommé “Système national d’assurance-maladie”. Le schéma envisagé est bâti autour d’un organe central constitué sous forme d’établissement public de prévoyance qu’on appellera Caisse nationale d’assurance-maladie.

Paténéma Oumar Ouédraogo
(Collaborateur)
 
L'observateur
 
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