Mort subite de douze charognards à Manga : " L’hypothèse de la grippe aviaire est exclue ", selon Adama Sourweima PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 18 Mai 2009 20:51

Une mort brusque de douze charognardsUne mort brusque de douze charognards est intervenue à Manga, le 12 mai 2009. Alertés, les services en charge de l’environnement et des ressources animales ont pris les dispositions nécessaires en la matière. Situé au côté nord du marché principal de Manga, le lieu appelé " marché des fous " a été le théâtre de la mort brusque des oiseaux. Premier à voir, la scène, M. Paul Ouédraogo, instituteur principal à la circonscription d’éducation de base de Manga relate les faits : " Il était environ 15 heures et demi quand, de la devanture de mon bureau, j’ai vu un attroupement de charognards se disputer des morceaux de viande.

Moins d’une demi-heure après, j’ai constaté que les charognards crevaient sur place. Devant le nombre croissant de victimes, j’ai fait appel au service de l’environnement. Après prospection des lieux, l’on a découvert des viscères d’animaux. Il faut ajouter que même les mouches qui se posaient sur cette viande mourraient immédiatement ", a relaté ce témoin. Pour les directeurs régionaux en charge de l’environnement et du cadre de vie et des ressources animales, cet acte est qualifié de crime. Selon M. Paul Diguemdé, directeur régional de l’environnement, un empoisonnement serait à l’origine de la mort de ces douze oiseaux. Qualifiés de " nettoyeurs de l’environnement ", les charognards sont classés parmi les oiseaux intégralement protégés. Ces vautours, a expliqué M. Djiguemdé, joue un rôle important dans l’assainissement de l’environnement en le débarrassant d’un certains de germes de maladies et autres nuisances à l’homme.

Tout laisse à croire qu’un individu aurait décidé d’en finir avec ces bêtes pour éviter d’être dérangé. " C’est au moyen d’un poison violent que ces bêtes ont été décimées et la première hypothèse s’oriente vers les bouchers ", explique Paul Djiguemdé, qui lie la situation à l’ignorance des populations sur l’importance des vautours. Cette situation pose une fois de plus les abattages désordonnés. " Il est inadmissible que dans une commune urbaine, les gens continuent d’abattre les animaux où ils veulent. Il y a donc un travail à faire à ce niveau pour sécuriser la santé des populations ", a reconnu le directeur régional de l’environnement.

En attendant, les mesures nécessaires sont prises pour éviter une contamination à l’homme. " Cette situation n’a aucun lien avec la grippe aviaire, car le rayon est bien circonscrit et il n’existe pas d’autre facteurs suspects de la grippe aviaire ", rassure M. Adama Sourweima, directeur régional des ressources animales. Pour éviter tout risque d’intoxication, il a été décidé de l’incinération des cadavres découverts, pour éviter leur manipulation par les populations. Un dispositif a été mis en place pour observer le comportement des charognards et déceler d’éventuels victimes. Dans tous les cas, les responsables de l’environnement et des ressources animales ont lancé un appel à la vigilance.

Zackaria BAKOUAN

Sidwaya

 

 
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