Le Burkina et la grippe porcine : Recherche interlocuteur désespérément PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 04 Mai 2009 20:01

Hier mardi 28 avril, nous avons cherché en vain à rencontrer un interlocuteur aux ministères des Ressources animales et de la Santé, pour un entretien au sujet de la grippe porcine qui défraye la chronique. Compte rendu de cette péripétie. L’actualité sanitaire qui défraye la chronique ces derniers temps est, on le sait, la grippe porcine qui s’est déclarée au Mexique et où plus d’un millier de cas suspects ont déjà été recensés. 149 personnes sont même déjà décédées probablement contaminées par le swine influenza virus (SIV), c’est le nom de l’agent pathogène qui cause la grippe porcine.

La maladie qui provient du porc attaque donc l’homme, et peut être transmise d’une personne à une autre. La recherche a vite fait de nous situer sur cette infection respiratoire dont les caractéristiques sont, entre autres, la toux, des éternuements, une forte fièvre, des courbatures. Le mode de contamination est connu : on attrape le virus en respirant l’air contaminé.

Et comme pour montrer la gravité du mal, des spécialistes de la santé indiquent que les signes cliniques peuvent survenir dans les 24 heures en fonction du niveau de l’infection, et que le taux de morbidité peut même atteindre 100%. Ces signes clinique résultant de l’infection à SIV peuvent être aggravés, disent les techniciens, par des infections bactériennes secondaires.

Mais si donc le foyer de la grippe porcine est le Mexique, l’onde de choc de la maladie, qui inquiète, est en train de gagner du terrain. Ainsi après le Mexique, les Etats-Unis, le Canada et l’Europe sont touchés à leur tour. Il est à craindre que la propagation de swine influenza virus ne se mondialise dans ce village planétaire où les mouvements de populations sont devenus particulièrement importants. L’organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a déclenché son niveau d’alerte 4, pense qu’aucun pays n’est à l’abri.

Partout, c’est le branle-bas de combat et des mesures de précaution sont prises pour faire barrage, un tant soit peu, à la pénétration du virus. La Chine a, par exemple, interdit toute importation de viande de porc en provenance du Mexique. Des contrôles systématiques de voyageurs venant du pays où le virus a été découvert sont pratiqués dès les aéroports de certaines contrées.

« Quand la barbe de ton frère prend feu, arrose d’eau la tienne »

Mais qu’en est-il chez nous au Faso ? Jusque-là, en tout cas au moment où nous tracions ces lignes, le continent noir n’avait pas encore déclaré de cas, même suspects. Nous sommes allés voir, hier mardi 28 avril, du côté des ministères des Ressources animales, puis de la Santé, histoire de savoir ce qui se fait, ou ce qu’on compte faire, si jamais le virus débarquait en Afrique, et chez nous en particulier. A 11 h 45, nous étions donc dans les locaux du département en charge des Ressources animales.

Là, dans le bureau du directeur de la communication et de la presse ministérielle (DCPM), celui-ci était absent, un monsieur nous dira que, pour cause de décès d’un des leurs, personne ne pourra répondre à notre préoccupation sur la grippe porcine. Nous insistons pour voir un quelconque conseiller technique du ministre. Et la réponse est que seul le DCPM peut nous trouver un interlocuteur avisé, que nous n’aurons pas du reste, le dircom étant en réunion, nous a-t-on dit, avec le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication.

Cap donc sur le ministère de la Santé au Building Lamizana. Là, au secrétariat du secrétaire général dudit département ministériel, une dame, gentiment et poliment, nous dira que son patron est en tournée avec le ministre de la Santé. Elle chercha, à notre demande, de nous trouver un interlocuteur, parce qu’il y a au moins un conseiller technique sur place.

Elle sonna avec son interphone dans le bureau dudit conseiller (Boureima Tarnagda), qui heureusement, était présent et prêt à nous recevoir. Nous exposons le motif de notre visite à notre interlocuteur qui a trouvé notre démarche légitime, mais dit ne pas pouvoir satisfaire à notre demande d’information, préférant nous référer au ministre lui-même. Nous le comprenons, un sujet comme celui de la grippe porcine est très sensible ! Nous nous rendons donc illico presto au cabinet du ministre de la Santé qui, comme indiqué plus haut, est en tournée.

Sa secrétaire nous fait remplir une demande d’audience, en nous précisant que son ministre rentrerait de sa tournée vers 16 H00 (NDLR : Nous étions le mardi 28 avril 2009, à 12 H00). Nous avons ainsi quitté les lieux sans avoir pu rencontrer quelqu’un pour nous situer sur ce qui se fait ou se fera au Burkina au sujet de la grippe porcine qui peut, mais touchons du bois, frapper à tout moment à nos portes. Rappelons-nous la grippe aviaire. Pourvu que, interlocuteur ou pas, les dispositions soient en train d’être prises pour parer à toute éventualité, au lieu de croiser les bras pour commencer à s’agiter dans tous les sens quand le péril surviendra.

Agnan Kayorgo

L’observateur paalga

 
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