VIIIe Session du CNLS-IST : Mobilisation exemplaire pour une riposte farouche Imprimer
Lundi, 09 Février 2009 13:15

VIIIe Session du CNLS-ISTIl s’est tenu, le vendredi 6 février 2009 à Ouagadougou, la VIIIe session ordinaire du Conseil national de lutte contre le Sida et les IST (CNLS-IST). Les travaux de cette rencontre présidés par le président du Faso, Blaise Compaoré, ont consisté à approuver le bilan du Plan national multisectoriel (PNM) 2008 de lutte contre la pandémie et à adopter celui de l’année en cours.

 

Le Plan national multisectoriel de lutte contre le VIH/SIDA et les IST (PNM), il faut le rappeler, est élaboré chaque année au Burkina Faso pour définir les orientations relatives à la mise en œuvre des différentes interventions. Ainsi, c’est une occasion appropriée pour le Conseil national de lutte contre le Sida et les IST (CNLS-IST), qui est l’organe central de décision du cadre stratégique 2008-2010 de la lutte, de se réunir pour apprécier les résultats des années antérieures, afin d’orienter d’autres actions nouvelles. La rencontre, qui s’est donc tenue le vendredi dernier à Ouagadougou sous la présidence du chef de l’Etat en sa qualité de président du CNLS-IST, a connu une forte mobilisation.

En effet, les membres du gouvernement, les partenaires techniques et financiers, les autorités coutumières et religieuses, les représentants d’associations et ONG ont tous traduit par leur présence, leur désir de bouter la pandémie hors de notre pays. Les objectifs de cette huitième session étaient, entre autres, d’apprécier non seulement le niveau de la mise en œuvre des recommandations de la 7e session tenue en décembre 2007, mais aussi la mobilisation et la gestion des ressources ; de valider la stratégie nationale de communication sur le VIH/SIDA.

Les travaux ont porté essentiellement sur des communications relatives aux bilans sectoriels. Blaise Compaoré lors de la cérémonie d’ouverture a précisé que la tenue de ces assises, depuis 2001, témoigne de l’engagement des différents acteurs en faveur de la lutte. Cependant, il n’a pas manqué d’inviter les uns et les autres à redoubler d’efforts, car, a-t-il dit : « En dépit des progrès significatifs obtenus dans divers domaines, notamment l’amélioration de la prise en charge médicale, il est impératif de renforcer les mesures de prévention et la disponibilité des paquets de services de prise en charge des personnes infectées ou affectées par le VIH/SIDA ». Aussi a-t-il fondé son espoir sur la stratégie nationale de communication qui devra être adoptée au cours de la rencontre, « pour donner un impact plus grand sur les problèmes liés aux changements de comportements des groupes cibles ».

Le représentant des partenaires techniques et financiers (PTF), Babacar Cissé, quant à lui, s’est dit satisfait des avancées réelles du Burkina dans la lutte contre le VIH et a assuré de la disponibilité de l’ensemble des PTF à l’accompagner dans la mise en œuvre des recommandations qui seront issues de la session. Le porte-parole des partenaires a fait des propositions à même de contribuer efficacement à la lutte. Il s’agit, entre autres, de la bataille contre la stigmatisation et la discrimination des malades, de la prise en compte de la dimension genre dans les différents programmes et de la décentralisation de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH.

Alima Koanda (Stagiaire)

L’Observateur Paalga