Méningite : 6 cas, mais pas d’épidémie dans les Hauts-Bassins PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 16 Janvier 2009 14:12
Depuis quelques semaines, des rumeurs de plus en plus persistantes d’épidémie de méningite courent dans la ville de Bobo-Dioulasso. Pour en avoir le cœur net, Sidwaya a approché les services de la direction régionale de la Santé des Hauts-Bassins, basée à Bobo-Dioulasso. Les chiffres dont ils disposent font ressortir qu’il y a plus de peur que de mal.

Selon le directeur régional de la Santé des Hauts-Bassins, Dr François Drabo, les risques d’épidémie de méningite sont quasiment nuls dans les 7 districts sanitaires que compte la direction régionale. “On est très loin d’une situation épidémique”, a-t-il en effet affirmé le 7 janvier 2009. Pour justifier ses propos, il s’est référé à la campagne de vaccination réactive menée au cours du premier trimestre 2008 contre les germes A et C et qui avait concerné 6 des 7 districts sanitaires de la région “ avec des couvertures vaccinales très importantes ”.

Mais il a tenu à préciser que ce ne sont pas les cas qui vont manquer parce que : “ les causes de la méningite sont nombreuses. Elle peut être causée par des bactéries, des levures, des virus, des mycoses, des parasites si bien que toute l’année, il peut y avoir quelques cas, […] comme on a le palu à tout moment ”. Il dit que cela est lié à la situation géographique de la région sanitaire des Hauts-Bassins qui se trouve dans un “ pays de la ceinture méningitique ”.

Au cours de la première semaine de l’année 2009, la région a enregistré 6 cas de méningite (1 dans le district sanitaire de Orodara, 3 dans celui de Dô et 2 cas dans le district sanitaire de Karangasso-Vigué). Le directeur régional de la Santé souligne qu’aucun décès n’a été enregistré suite à ces cas notifiés par les services de surveillance. “ Si on les rapporte à l’ensemble de la population, cela fait un taux d’attaque de 0,37 cas pour 100 000 habitants alors qu’il n’y a épidémie que lorsqu’on atteint le seuil de 10 cas pour 100 000 habitants ”, soutient le Dr Drabo. Très optimiste, il poursuit : “ à moins qu’on ait un germe autre que ceux contre lesquels la population a été vaccinée ”. En dépit de la très faible probabilité de risque d’épidémie, le directeur régional de la Santé des Hauts-Bassins rappelle certaines précautions à prendre pour éviter cette affection. Il s’agit notamment de l’hygiène individuelle et corporelle.

“ Avec l’harmattan et son cortège de poussière, il faut également des barrières de protection des narines (masque et pommades) ”, soutient-il. En plus de ces mesures, la région sanitaire aurait déjà prépositionné les médicaments dans les formations sanitaires de même que les consommables et réactifs dans les laboratoires pour parer à toute éventualité. Le directeur régional de la Santé précise que : “ Le traitement est gratuit ”.

Urbain KABORE

Sidwaya
 
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