Fièvre jaune: La vaccination débute aujourd’hui PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 27 Novembre 2008 12:13

Le ministre de la santé Seydou BoudaLe ministère de la Santé organise du 27 novembre au 3 décembre 2008 une campagne de vaccination contre la fièvre jaune dans 37 districts sanitaires du Burkina Faso qui présentent un haut risque de survenue de cette maladie infectieuse très redoutable. A ce effet, le ministre de la Santé, Seydou Bouda, a animé une conférence de presse dans l’après-midi du mercredi 26 novembre dans la salle de conférences de son département. La fièvre jaune est une maladie hémorragique virale grave qui est transmise à l’homme par un moustique. Elle a un potentiel épidémique très élevé. Selon le ministre de la Santé, Seydou Bouda, le Burkina Faso est à risque d’épidémie compte tenu de la persistance de la circulation du virus dans notre pays,de vulnérabilité élevée de la population due à l’éclosion d’épidémie dans certains districts, de l’existence de populations non vaccinées et de la difficulté de mobilisation des vaccins pour la mise en œuvre de campagne de vaccination réactive.

 En plus du vaccin antiamaril qui est administré au nourrisson à 9 mois, la conduite de campagne de vaccination de masse préventive constitue « une 2e stratégie fiable et efficace pour prévenir la survenue d’épidémie de fièvre jaune ».

La vaccination est gratuite


C’est ainsi que le ministère a décidé d’organiser cette campagne de vaccination préventive du 27 novembre au 3 décembre 2008 dans 37 districts sanitaires à risque élevé situés dans dix régions administratives. Il s’agit des régions du Centre, du Centre-Est, du Centre-Ouest, du Centre-Sud, de l’Est, des Hauts-Bassins, de la Boucle du Mouhoun, du Nord, du Plateau central et du Sud-Ouest.

Le ministre Seydou Bouda, qui était entouré à l’occasion de son staff technique, de la représentante de l’OMS au Burkina, le Dr Djiamila Cabral, et de la représentante adjointe de l’UNICEF, Sylvana Nzirorera, a souligné que le choix de ces districts sanitaires à risque élevé a été fait suite à une analyse de risque faite par le ministère de la Santé en collaboration avec l’OMS selon des critères d’exposition, de situation géographique, de survenue d’épidémie antérieure, etc.

L’objectif de la campagne est d’administrer une dose de vaccin à toutes les personnes âgées de 9 mois et plus (enfants, jeunes et adultes), sauf les femmes enceintes et les malades qui sont dans un état grabataire. 2600 équipes ont été mobilisées et on estime la population ciblée à plus de 7 millions (7 547 684) de personnes. L’organisation de cette campagne fait suite à « l’initiative fièvre jaune » lancée en 2006 par l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI).

Elle vise à vacciner 48 millions de personnes dans 12 pays africains dits à risque élevé d’épidémie de fièvre jaune, dont le Burkina Faso qui a bénéficié de 8 339 530 doses de vaccin antiamaril, de 8 339 530 seringues autobloquantes, de 833 960 seringues de dilution et de 91 740 boîtes de sécurité, de 5 litres pour la récupération des seringues usagées. Ces seringues, selon le ministre de la Santé, sont déjà disponibles dans les districts et les formations sanitaires.

La vaccination va se dérouler selon les deux stratégies habituelles que sont la stratégie fixe pour les populations vivant à moins de 5 km d’une formation sanitaire, et la stratégie avancée pour celles vivant au-delà. « Toutefois, l’accent sera mis sur la stratégie avancée avec la mise en place de sites de vaccination dans les villages reculés, les zones difficiles d’accès pour mieux rapprocher la vaccination des populations ».
« Sortez massivement pour vous faire vacciner »

Le financement de l’Alliance à travers l’OMS et l’UNICEF est estimé à plus de 650 millions de FCFA (659 696 128 FCFA). Ces ressources, à en croire le chef du département ministériel de la Santé, sont également déjà mobilisées et mises à la disposition des régions et districts sanitaires.

Le ministre Seydou Bouda a indiqué que la vaccination est gratuite et a souhaité que cette information soit répercutée à la base. Il a enfin lancé un appel à toute la population des districts sanitaires retenus pour une participation massive à cette campagne qui va contribuer à prévenir la survenue d’épidémie de fièvre jaune dans notre pays .

Adama Ouédraogo Damiss

L'observateur

 

La fièvre jaune en bref


La fièvre jaune est une maladie infectieuse très redoutable. Elle est contagieuse et provoque des hémorragies. Elle attrape aussi bien les enfants que les grandes personnes et est causée par un virus. Un seul cas confirmé par un laboratoire constitue une épidémie. La transmission du virus se fait de l’homme à l’homme par l’intermédiaire d’un type de moustique appelé Aèdes. Elle se fait également à travers d’autres espèces, de moustiques que l’on rencontre dans les forêts.
Comment reconnaît-on la fièvre jaune ?

On suspecte la fièvre jaune devant toute personne souffrant de forte fièvre avec une jaunisse survenant dans les deux semaines qui suivent le début de la fièvre.

Les principaux signes sont :
- fièvre avec des maux de tête violents ;
- visage gonflé ;
- vomissements jaunes ;
- jaunisse (aspect jaune du malade : yeux, bouche, mains...) ;
- saignements de tous ordres (venant des narines, de la bouche, des intestins...) ;
- sang dans les urines.

Devant un cas suspect, il faut conduire immédiatement le malade dans un centre de santé pour une prise en charge appropriée. Il faut noter que le moyen le plus sûr et efficace de prévention de la fièvre jaune est la vaccination.

A.O.D.

Source : Brochure du ministère de la Santé sur la campagne de vaccination

 
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