Le coordinateur du projet Pha.Va, Dr Marc Olivier rend hommage à ses homologues du Burkina PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 24 Octobre 2008 13:36

Le coordinateur du Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarité - Projet pharmacopée valorisée (GERES/PHAVA), Dr Marc Olivier, a rendu le jeudi 16 octobre 2008, hommage à ses partenaires burkinabè pour leur contribution scientifique à sa distinction. Fait chevalier de l’Ordre national, le 18 septembre dernier, à l’occasion de la 6e Journée africaine de la médecine traditionnelle à Ouagadougou, Dr Marc Olivier a déclaré qu’il s’agit à la fois d’un honneur personnel mais aussi de la reconnaissance officielle du travail de toute une équipe, appuyée par des partenaires locaux. «C’est aussi un encouragement à poursuivre les activités dans le futur», a-t-il ajouté. Le projet Pha.Va, mis en œuvre par l’ONG française GERES, est un projet d’appui aux acteurs de la médecine traditionnelle que sont les tradipraticiens de santé.

 «Depuis 1999, ce projet, soutenu financièrement par le ministère français des Affaires étrangères, la Fondation Véolia ainsi que le ministère burkinabè de la Santé à travers la direction de la médecine et la promotion de la pharmacopée a développé des actions dans le domaine de la professionnalisation et de l’intégration des tradipraticiens de santé dans le système de santé», a expliqué le Dr Marc Olivier. Cette action de développement de la médecine est menée conformément à la politique nationale du Burkina Faso en matière de médecine et pharmacopée traditionnelle mise en place depuis 2004 par le gouvernement. Dr Marc Olivier a souligné que depuis près de 9 ans, de nombreuses actions ont été entreprises, en faisant souvent appel à des partenaires techniques du Centre national de semences forestières (CNSF), de l’Institut de recherche des sciences des sociétés (IRSS) et du Laboratoire de botanique et écologie végétale (LBEV), par exemple. «C’est notre principal partenaire, côté ministère de la Santé, pour toutes les actions qui concernent la médecine traditionnelle», a-t-il dit. La DGPML est sous la coupe de M. Mamadou Compaoré. Nos actions, c’est principalement un appui aux tradipraticiens de santé au Burkina Faso puisque l’Etat a reconnu officiellement la médecine traditionnelle."Nous accompagnons les acteurs au cours des différentes étapes de leur travail depuis la récolte des plantes, les bonnes pratiques de récolte et de gestion des ressources naturelles, les bonnes pratiques de conditionnement dont le séchage, l’emballage, l’étiquetage des médicaments issus des plantes", a indiqué le Dr Marc Olivier.

Ce processus de fabrication permet d’avoir au bout, une meilleure qualité du médicament pour la santé des patients et donner une plus grande forte crédibilité à la valeur de la médecine traditionnelle tout en instaurant un meilleur climat de collaboration entre toutes les parties : médecins, laboratoires, pharmaciens et tradipraticiens. Pha.Va est un projet soutenu par la coopération française et mis en place par l’ONG-GERES- basée à Montpellier dans le Sud de la France. Le GERES Pha.Va œuvre depuis 1999 au Burkina Faso où l’ingénieur agronutritionniste a assuré la coordination du projet Pha.Va. La 2e phase du projet Phava a été lancée dès 2005 où la coordination a été confiée au Projet d’appui aux microentreprises rurales (PAMER) avant que je n’arrive à la tête de Pha.Va. Pour la petite anecdote, il faut rappeler que la dénomination Pha.Va a été la trouvaille d’un assistant de notre équipe du Burkina, M. Rodrigue Ouédraogo qui fait le lien avec les structures techniques de santé et notre équipe.

Il faut saluer la contribution inestimable de l’agro-nutritionniste, Alain Traoré à l’assise du projet Pha.Va au Burkina, grâce à sa capacité manageriale des groupements et pour son sens du développement endogène. Son expertise s’est avérée indispensable dès lors que la cible d’un projet comme le nôtre vise les groupements, associations et les cercles de tradipraticiens. «Il a su conférer au médicament la qualité liée à l’hygiène et à l’extraction des substances médicamenteuses des plantes. Qui mieux qu’un agronutritionniste serait en mesure de réussir une telle mission ? Il a permis de démarrer le projet dans de bonnes conditions parce que l’hygiène rattachée à l’exploitation de la ressource et à l’usage du médicament détermine tout le succès», a encore souligné le Dr Marc Olivier. «M. Alain Traoré a un capital d’expériences dans la pratique du terrain». De son côté, le Dr Marc Olivier peut se vanter d’une expérience chèrement acquise d’ethnobotaniste, c'est-à-dire l’étude des utilisations traditionnelles des plantes avec un volet docteur en sciences qui me permet de juger la qualité des médicaments.

C’est une avancée significative non seulement de l’Etat de droit démocratique mais de la liberté d’entreprise et de valorisation de nos savoirs locaux. Samuel Sawadogo a été distingué l’année dernière à Banfora et se félicite de voir que chaque année, les acteurs de la pharmacopée traditionnelle reçoivent des distinctions. A ce jour, ils sont sept à recevoir ces distinctions pour la seule année 2008. Le Pr Wettian Bognonounou, ethnobotaniste appréciant le travail du Dr Marc Olivier, a d’emblée reconnu que le jeune chercheur mérite amplement cette distinction honorifique pour avoir effectué un travail scientifique de qualité irréprochable. «D’ailleurs, il a fait un travail similaire en Nouvelle Calédonie dans les DOM-TOM», a-t-il appuyé. Pour le Pr Jean Baptiste Nikièma, le projet Pha.VA avec le Dr Marc Olivier reste un partenaire incontournable du ministère de la Santé. «Le Dr Marc Olivier accompagne le ministère de la Santé dans la mise en œuvre de la politique nationale en matière de médecine et pharmacopée traditionnelles», a-t-il confirmé.

Adama Ben TRAORE

 
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