Osthéopathie : Une semaine de prise en charge gratuite pour des patients de Banfora PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 15 Juillet 2008 16:40

Depuis bientôt deux semaines, un groupe d’étudiants français, constitué de médecins et d’ostéopathes, séjourne dans la cité du Paysan noir. Depuis le vendredi 11 juillet, et jusqu’au vendredi 18 juillet, les médecins et les ostéopathes mènent une campagne de prise en charge gratuite de patients aux pathologies relevant de leur spécialité. Nous avons rencontré le groupe le lundi 14 juillet 2008 au siège de la Croix-Rouge, qui leur sert de centre de soins. Dans l’entretien qui suit, Marie Baratchart, diplômée en ostéopathie et chef de l’équipe, répond à nos questions.

 "Le Pays" : Qu’est-ce que c’est que l’ostéopathie ?

Marie Baratchart : L’ostéopathie est une thérapie manuelle qui permet d’enlever des tensions au niveau du corps pour restaurer un certain équilibre afin que les personnes, c’est-à-dire les patients, soient à même de travailler, surtout dans les contrées comme celle de Banfora, où la population travaille dans les champs et où certains portent des charges lourdes. Notre thérapie vise à enlever ces douleurs afin de mettre les patients au mieux de leur forme. Et comme je l’ai dit tantôt, c’est une thérapie manuelle dans laquelle aucun médicament n’est prescrit.

Comment se fait donc le traitement, puisque vous ne prescrivez pas de médicaments ?

Il se fait essentiellement avec les mains, sur la base d’une certaine technique. Mais auparavant on pose un diagnostic médical pour savoir si on peut traiter la personne. Et si on ne peut pas, on voit si on peut au moins la soulager. Sinon, le traitement dure une heure maximum et à Banfora nous le faisons gratuitement à travers notre association ESCULAPE, en collaboration avec monsieur Karantao Soilliou, instituteur dans cette ville.

S’agit-il d’une révolution dans la médecine ou est-ce une ancienne pratique ?

C’est une thérapie qui existe depuis pas mal d’années aux Etats-Unis et qui est arrivée en France depuis une vingtaine d’années. Seulement, elle n’a été reconnue en France qu’en 2002 et depuis lors elle commence à se développer dans le système de soins français. Nous avons l’ambition, à travers notre association, de l’instaurer ici à Banfora et, pour ce faire, nous demandons juste un local, puisque nous avons notre table et cela suffit pour le travail.

Une fois traité, combien de temps le patient met-il à percevoir les effets du traitement ?

Trois jours après le traitement, suite à la modification du corps et au changement de la posture, le patient peut continuer à ressentir les douleurs pour lesquelles il nous a contacté. Mais les quinze jours suivants, le corps se rééquilibre et la douleur s’estompte au fur et à mesure.

Quels sont les motifs de consultation que vous prenez en charge ?

On n’agit ni sur les problèmes infectieux, ni sur ceux dermatologiques. On travaille surtout sur les douleurs articulaires comme les lombalgies, les dorsalgies, les maux de tête, les douleurs au niveau des entorses. On restaure au maximum l’équilibre du corps afin qu’il puisse travailler.

Peut-on vraiment faire confiance à cette thérapie, étant donné qu’elle est méconnue du public qui, malgré tout, manifeste de l’engouement ?

On peut largement faire confiance à cette thérapie dans la mesure où elle est manuelle. Le corps trouve toujours son équilibre après notre manipulation. Je précise que c’est une thérapie ancestrale, au sujet de laquelle des recherches plus approfondies ont été faites.

Vous êtes là dans le cadre des activités de l’association ESCULAPE ; quelles autres activités comptez-vous mener ?

ESCULAPE s’occupe de AVO SIDA en même temps qu’elle organise un tournoi dénommé coupe de l’amitié dont la finale se joue le dimanche 20 juillet 2008. A tout ceci, il faut ajouter le Festival de Banfora qui aura lieu le samedi 19 juillet à la maison des Jeunes de Banfora.

Pour terminer, je remercie l’équipe qui est venue avec moi est qui se compose de Granier Elsa, élève en troisième année, de Munoz Nicolas, de Richardson Nicolas, de Deschaseaux Marie, de Maccagnan Grégoire et de Cedreils Dorine, tous en cinquième année. Je précise que nous sommes issus de l’Institut toulousain d’ostéopathie.

Propos recueillis par Mamoudou TRAORE

 
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